L'impact secoua tout le royaume astral.
La lumière dorée d'Arion entra en collision avec l'ombre, et une onde d'énergie balaya la salle en ruine. Orion fut projeté contre un pilier brisé, son bouclier se fissurant comme du verre.
L'ombre gronda.
— « Tu n'es qu'un fragment ! »
Arion sentit la pression écraser son esprit. Des souvenirs lui traversèrent la tête — ses doutes, ses peurs, ses regrets. L'ombre les utilisait contre lui.
— « Tu as toujours eu peur de ne pas être assez fort. » chuchota-t-elle.
— « C'est moi qui te complète. »
Arion tomba à genoux.
La Lune Rouge brillait au-dessus d'eux comme un œil gigantesque.
Puis Orion cria :
— « Arion ! Ce n'est pas ta peur qui te définit… c'est ton choix ! »
Ces mots frappèrent plus fort que l'ombre.
Arion comprit.
Le Trône n'avait pas choisi la force.
Il avait choisi l'équilibre.
Il ne devait pas détruire l'ombre.
Il devait l'accepter.
Arion inspira profondément et relâcha sa résistance. La lumière dorée changea — elle devint plus douce, mais plus stable.
Il ouvrit les yeux.
— « Tu es ma part obscure. Ma colère. Mes doutes. »
— « Mais tu ne me contrôles pas. »
Il tendit la main — non pour attaquer, mais pour unir.
L'ombre hésita.
La Lune Rouge pulsa une dernière fois.
Puis l'ombre se dissout en particules noires qui pénétrèrent le cœur d'Arion… sans douleur.
Le silence retomba.
Quand la lumière se stabilisa, Arion se releva.
Ses yeux n'étaient plus dorés.
Ils étaient argentés.
Orion s'approcha lentement.
— « Alors… qu'es-tu devenu ? »
Arion regarda le ciel astral qui commençait à se reconstruire.
— « Quelqu'un d'entier. »
Mais au loin…
Très loin…
Une nouvelle étoile venait de s'éteindre.
Et cela ne pouvait signifier qu'une chose.
Quelqu'un d'autre venait d'entrer dans le jeu.
